Le Trail des Rois Maudits est une course à prendre au sérieux dès la lecture du profil : quatre formats, un terrain vallonné en vallée de Seine et des règles d’inscription qui ne laissent pas beaucoup de place à l’improvisation. Dans cet article, je détaille les distances 2026, les départs, les tarifs affichés, les conditions d’accès et les points concrets à vérifier avant de poser un dossard. L’idée est simple : t’aider à choisir le bon format et à éviter les mauvaises surprises le jour J.
L’essentiel à retenir avant de choisir ton format
- Édition 2026 prévue le dimanche 27 septembre aux Andelys, dans l’Eure.
- Quatre courses sont annoncées : 60 km, 41 km, 28 km et 13 km, avec un dénivelé qui grimpe vite.
- Les tarifs affichés vont de 20 € à 50 € selon la distance.
- Une licence FFA valide ou un PPS de moins de 3 mois est demandé pour valider l’inscription.
- Les départs sont déportés selon les formats, donc la logistique compte autant que la forme.
- Le 13 km est le plus accessible sur le papier, mais il reste déjà très sérieux avec 540 m de D+.
Les formats 2026 et ce qu’ils impliquent
En 2026, le programme reste clair : un long format, deux distances intermédiaires et une découverte. Je préfère toujours regarder le couple distance-dénivelé plutôt que le kilométrage seul, parce qu’ici le relief change tout. Les chiffres ci-dessous correspondent à la fiche de course 2026 ; certaines plateformes arrondissent légèrement les distances, ce qui explique les écarts de quelques centaines de mètres.
| Format | Distance | D+ | Départ | Prix 2026 | Pour qui |
|---|---|---|---|---|---|
| TRM 60 | 60 km | +2600 m | Romilly-sur-Andelle, 7 h 30 | 50 € | Coureur expérimenté, à l’aise sur les longues sorties et la gestion de l’effort. |
| TRM 41 | 40,8 km | +1900 m | Amfreville-sous-les-Monts, 8 h 00 | 40 € | Bon format intermédiaire pour un traileur déjà habitué aux efforts de plusieurs heures. |
| TRM 28 | 27,16 km | +1200 m | La Roquette, 8 h 30 | 30 € | Le meilleur compromis si tu veux du trail engagé sans basculer sur un gros volume. |
| TRM 13 | 13,2 km | +540 m | Val Saint-Martin, 9 h 00 | 20 € | Découverte ou reprise, mais avec une vraie intensité dans les jambes. |
Lecture des catégories : ES = espoirs, JU = juniors, MA = masters. La tranche “ES à MA” couvre donc aussi les seniors.
À retenir : le 28 km n’a rien d’un simple “petit trail” et le 13 km n’a rien d’une course plate. C’est justement ce contraste qui fait l’intérêt de l’épreuve : le choix du format doit correspondre à ton niveau réel, pas à l’image que tu as de la distance.
Quand on a posé ce cadre, le sujet suivant devient beaucoup plus concret : le terrain lui-même, parce qu’il impose une manière de courir très particulière.

Le relief normand qui change la manière de courir
La course se joue autour des Andelys et de la vallée de la Seine, avec Château-Gaillard comme repère visuel autant que mental. Ce n’est pas de la haute montagne, mais ce n’est pas du tout un profil plat : les montées sont souvent courtes, répétées et suffisantes pour casser le rythme si tu pars trop vite. Sur les longues distances, la fatigue ne vient pas seulement du dénivelé total, elle vient aussi des relances et des descentes qui sollicitent fort les quadriceps.
- Les formats longs sont annoncés à environ 90 % de chemins, ce qui limite le bitume mais augmente l’usure musculaire.
- Le 28 km tourne autour de 85 % de chemins, donc il reste majoritairement naturel sans être ultra-technique en permanence.
- Le 13 km descend vers environ 80 % de chemins : il reste sauvage, mais il peut paraître plus nerveux que son kilométrage ne le laisse croire.
Je conseille de lire ce terrain comme un trail de rythme, pas comme un trail de puissance pure. Si tu gères mal les relances, tu te paies l’erreur très vite. Si tu sais rester propre en montée et relâché en descente, tu récupères du temps sans exploser l’organisme.
Cette logique de course amène forcément à la réglementation, parce qu’avant de penser chrono il faut d’abord être en règle.
Les règles d’inscription à respecter sans improviser
La première règle est administrative, et elle est simple : pour valider ton inscription, il faut une licence FFA valide ou un PPS de moins de 3 mois. Le PPS, pour rappel, est le Parcours Prévention Santé mis en place pour remplacer le certificat médical chez la plupart des coureurs non licenciés. Si tu laisses cette vérification pour la dernière semaine, tu prends le risque de bloquer ton dossier pour une raison totalement évitable.La seconde règle concerne les catégories d’âge autorisées. Sur les formats 60 km, 41 km et 28 km, l’accès est ouvert des catégories espoirs à masters. Le 13 km, lui, est plus large et accueille les juniors jusqu’aux masters. En clair, la plus courte distance est aussi la seule qui s’ouvre vraiment aux coureurs plus jeunes.
- Vérifie la validité de ta licence ou de ton PPS avant de t’inscrire.
- Ne suppose pas qu’un dossier incomplet sera validé plus tard par défaut.
- Contrôle la catégorie d’âge autorisée avant de choisir la course.
- Regarde la fiche officielle quelques jours avant le départ, car un règlement peut être précisé ou mis à jour.
La fiche officielle annonce aussi une récompense à tous les arrivants. Ce n’est pas ce qui fera ta course, mais c’est cohérent avec un événement qui valorise l’effort de finir proprement.
Sur ce type d’épreuve, je considère le règlement comme un filtre utile, pas comme une formalité. Il évite les mauvaises surprises, mais il t’oblige aussi à choisir une distance cohérente avec ton profil réel. Et c’est exactement ce que la section suivante doit t’aider à faire.
Quel format choisir selon ton niveau réel
Je vois souvent le même piège : un coureur choisit la distance qui “sonne bien” au lieu de choisir celle qu’il peut absorber. Ici, le bon format dépend moins de ton ego que de trois choses très concrètes : ton endurance actuelle, ta capacité à encaisser du D+, et ta manière de t’alimenter sur l’effort.Si tu découvres le trail, le 13 km est le point d’entrée le plus raisonnable. Tu y trouves déjà de vraies montées, donc tu apprends à courir autrement sans t’engager sur une journée entière. Si tu cours régulièrement en trail ou en course nature, le 28 km est souvent le meilleur équilibre : assez long pour être exigeant, assez court pour rester maîtrisable.
Le 41 km demande déjà de savoir tenir un effort prolongé sans se désunir après deux heures de course. C’est le format où beaucoup de coureurs se découvrent un vrai problème de gestion d’énergie : ils partent un peu trop fort, mangent trop tard, puis subissent la seconde moitié. Le 60 km, lui, n’a de sens que si tu as déjà une vraie expérience des longues sorties, du ravitaillement bien calé et des descentes qui ne te détruisent pas les cuisses.
Mon conseil est simple : si tu hésites entre deux formats et que tu n’as pas de repère proche, choisis le plus court. Sur ce type de terrain, finir avec de la marge vaut mieux que survivre au courage. Une fois la distance choisie, il reste à préparer la course comme un effort de gestion, pas comme une simple sortie longue.
Le plan de course que je conseille sur ce type d’épreuve
Sur un trail vallonné comme celui-ci, je privilégie toujours la sobriété au départ. Les premières bosses sont trompeuses : elles paraissent franchissables à allure normale, mais elles font monter la fatigue plus vite que prévu. Partir un cran en dessous de son allure instinctive est souvent le choix le plus rentable sur la deuxième moitié.
Pour l’alimentation, je reste sur une base simple : 40 à 60 g de glucides par heure sur les formats intermédiaires et longs, avec une montée éventuelle au-dessus seulement si l’intestin a déjà été entraîné. C’est le genre de détail qui semble banal au départ et qui fait pourtant la différence au moment où le terrain casse le rythme. J’insiste aussi sur un point que beaucoup négligent : teste gels, barres et boisson à l’entraînement, jamais le jour de course.
Je surveille aussi trois paramètres très concrets :
- des chaussures stables avec une accroche adaptée aux chemins humides ;
- une hydratation régulière, même si la météo paraît fraîche ;
- une foulée relâchée en descente pour épargner les quadriceps.
Si tu pars sur le 41 km ou le 60 km, pense aussi à la logistique de départ : comme les départs sont déportés, il faut anticiper le trajet, l’éventuelle navette et l’heure d’arrivée sur place. Ce détail paraît secondaire, mais il décide souvent du niveau de stress avant le coup de pistolet.
Avec ces repères, il ne reste plus qu’à verrouiller les derniers points avant de t’inscrire sans te tromper.
Les derniers points à verrouiller pour courir la boucle des Andelys sereinement
Je terminerais par une chose très simple : sur une course comme celle-ci, la victoire pratique consiste surtout à ne pas perdre d’énergie en amont. Vérifie ton dossier, ta catégorie, ton format et ton point de départ. Si tu as un doute sur une consigne, lis la version la plus récente du règlement plutôt que de te fier à un souvenir de l’année précédente.
Le rendez-vous des Andelys a justement cet intérêt-là : il propose plusieurs portes d’entrée, mais aucune n’est “facile” par défaut. Le 13 km peut surprendre, le 28 km peut user, le 41 km peut briser un mauvais plan, et le 60 km récompense surtout les coureurs qui savent rester lucides longtemps. C’est ce mélange entre accessibilité apparente et exigence réelle qui fait la personnalité de l’épreuve.
Si je devais résumer l’approche en une phrase, je dirais ceci : choisis la distance qui correspond à ta préparation, valide ton dossier sans attendre, puis cours en respectant le relief au lieu de le combattre. C’est la façon la plus fiable d’en sortir avec une vraie bonne course plutôt qu’avec un simple numéro de dossard.