Le prochain rendez-vous EcoTrail Paris 2026 se tiendra le samedi 17 octobre, avec trois parcours d’automne entre forêts, domaines historiques et arrivée dans l’ouest parisien. Distances, dénivelé, matériel obligatoire, justificatifs et barrières horaires peuvent changer complètement le choix d’une course : voici les informations pratiques à connaître avant de s’inscrire ou de finaliser sa préparation.
Les repères essentiels pour choisir sa course
- 17 octobre 2026 : date des trois trails de l’édition automne.
- 20, 50 ou 80 km : trois formats, trois niveaux d’engagement.
- Licence FFA 2026-2027 ou attestation PPS : justificatif nécessaire pour participer.
- Gobelet, couverture de survie, téléphone et pièce d’identité : équipement commun aux trois distances.
- Barrières horaires et contrôles : le règlement doit être lu avant le départ, pas la veille au soir.
Quelle édition de l’EcoTrail Paris est encore à venir en 2026
Le printemps 2026 a déjà proposé une programmation très large, avec notamment les trails de 10 à 120 km et les marches nordiques. Pour la prochaine échéance, l’organisation concentre le format sur trois trails d’automne, tous disputés le 17 octobre 2026.
Cette édition ne reprend pas exactement les parcours emblématiques du printemps. Le 80 km d’automne ne part pas de la colline d’Élancourt et n’arrive pas à la tour Eiffel. Il traverse plutôt le nord-ouest francilien depuis Cergy-Pontoise, avec une arrivée dans le secteur du Bois de Boulogne. Cette distinction est importante pour éviter de préparer le mauvais tracé ou de consulter les mauvaises consignes.
Les trois courses sont organisées en une seule étape, à allure libre, mais dans un temps limité. Dans la pratique, cela signifie qu’il faut gérer son effort, ses ravitaillements et ses pauses sans oublier les horaires de passage imposés.

Les trois parcours d’automne à comparer avant de s’inscrire
Le choix ne doit pas se faire uniquement sur la distance. Le dénivelé, l’heure de départ et le temps maximal donnent une idée plus réaliste de la difficulté. Un 20 km peut rester exigeant sur terrain vallonné, tandis qu’un 80 km demande surtout une vraie stratégie d’allure et d’alimentation.
| Course | Départ | Arrivée | Distance et D+ | Départ prévu | Temps limite |
|---|---|---|---|---|---|
| Trail 20 km | Haras de Jardy | Secteur du Bois de Boulogne |
20 km 200 m D+ |
10 h à 10 h 15 | 4 h |
| Trail 50 km | Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye | Secteur du Bois de Boulogne |
50 km 800 m D+ |
9 h 30 à 9 h 45 | 9 h |
| Trail 80 km | Île de loisirs de Cergy-Pontoise | Secteur du Bois de Boulogne |
80 km 1 100 m D+ |
11 h à 11 h 15 | 12 h 30 |
Le 20 km pour découvrir le trail
Le parcours de 20 km est le plus accessible sur le papier. Avec 200 m de dénivelé positif et une limite de quatre heures, il convient à un coureur régulier capable de rester actif pendant deux à trois heures, même si une partie du parcours est effectuée en marchant.
Je le recommande aux débutants qui ont déjà une base d’endurance. En revanche, une préparation limitée à la route peut laisser quelques surprises dans les côtes, les relances et les portions de sentier humide.
Le 50 km pour franchir un cap
Le 50 km propose un effort plus complet, avec 800 m de dénivelé positif et un temps limite de neuf heures. Le tracé passe notamment par la forêt domaniale de Saint-Germain, le domaine de Marly et le domaine national de Saint-Cloud.
C’est probablement le format le plus équilibré pour un coureur qui a déjà terminé un semi-marathon ou un trail de 25 à 35 km. La difficulté vient moins de la vitesse que de la capacité à rester lucide après quatre ou cinq heures d’effort.
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Le 80 km pour une vraie expérience d’endurance
Le 80 km part de Cergy-Pontoise et traverse plusieurs espaces naturels de l’ouest francilien avant de rejoindre Paris. Avec 1 100 m de D+ et une limite de 12 h 30, il s’adresse à des coureurs déjà habitués aux sorties longues.
Ce format peut sembler moins montagneux qu’un ultra alpin, mais cela ne le rend pas facile. Les relances fréquentes, les changements de terrain et la durée totale sollicitent fortement les jambes. À mon avis, l’objectif raisonnable pour une première participation est de viser une course maîtrisée plutôt qu’un chrono ambitieux.
Le matériel obligatoire et les pénalités à connaître
Le matériel demandé dépend de la distance. Il ne s’agit pas d’une formalité administrative : des contrôles peuvent avoir lieu pendant la course, et l’absence d’un élément peut entraîner une pénalité ou une disqualification.
| Équipement | 20 km | 50 km | 80 km |
|---|---|---|---|
| Gobelet de 15 cl minimum | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
| Couverture de survie | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
| Téléphone chargé | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
| Pièce d’identité | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
| Réserve d’eau | Non indiquée | 1 litre minimum | 1,5 litre minimum |
| Réserve alimentaire | Non indiquée | Obligatoire | Obligatoire |
| Lampe frontale | Non indiquée | Non indiquée | Obligatoire |
| Brassard réfléchissant | Non indiqué | Non indiqué | Obligatoire |
| Moyen de paiement | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
Sur le 20 km, l’absence du gobelet entraîne une pénalité de 5 minutes, tandis que la couverture de survie ou le téléphone manquant peuvent coûter 15 minutes. Pour le 50 et le 80 km, l’absence d’eau, de couverture ou de téléphone est également pénalisée de 15 minutes. La pièce d’identité est un cas particulier : son absence peut entraîner la disqualification.
Je conseille de préparer le sac plusieurs jours avant la course et de contrôler chaque élément avec une liste. Le téléphone doit être chargé, le numéro d’urgence enregistré et la réserve d’eau réellement contenue dans le sac, pas simplement prévue dans la voiture.
Les justificatifs, le retrait du dossard et les règles de course
Pour participer, il faut fournir une licence FFA 2026-2027 ou une attestation PPS acceptée par l’organisation. Ce document doit être renseigné ou transmis selon les modalités prévues lors de l’inscription. Une inscription payée ne remplace pas un justificatif conforme.
Le retrait des dossards est prévu le vendredi 16 octobre 2026. Le lieu et les horaires détaillés doivent être vérifiés dans les informations coureurs actualisées. Les départs étant répartis entre Cergy-Pontoise, Saint-Germain-en-Laye et les Haras de Jardy, il est préférable de planifier le trajet séparément pour chaque course.
Le règlement repose sur quelques principes simples. Le coureur doit respecter le balisage, franchir les points de contrôle et passer les barrières horaires dans les délais. Un participant hors course peut éventuellement continuer, mais il ne sera plus classé comme finisher et devra poursuivre sous sa propre responsabilité, sans bénéficier du cadre normal de l’épreuve.
Les horaires, les lieux et certains détails opérationnels peuvent encore évoluer en cas de contraintes météorologiques, de sécurité ou d’organisation. Le roadbook reste donc le document à consulter en dernier, idéalement dans les jours qui précèdent l’événement.
Comment se préparer selon la distance choisie
À quelques semaines du départ, le piège consiste à vouloir rattraper trop vite le retard d’entraînement. Pour le 20 km, deux à trois sorties hebdomadaires peuvent suffire, avec une sortie vallonnée et quelques descentes contrôlées pour habituer les quadriceps.
Sur le 50 km, je privilégierais une sortie longue progressive, sans chercher à dépasser brutalement trois heures. Ajoutez une séance de côtes courtes et testez l’alimentation prévue le jour de la course. Une cible de 30 à 60 g de glucides par heure peut servir de repère, à ajuster selon la tolérance digestive de chacun.
Le 80 km demande une approche plus prudente. Il faut apprendre à marcher dans les montées, à manger avant la sensation de faim et à courir lentement sur les premiers kilomètres. Les dernières semaines doivent surtout consolider la forme, avec une réduction progressive du volume pendant les 7 à 10 jours précédant l’épreuve.
Le matériel doit aussi être testé sur le terrain. Un sac qui semble confortable pendant 30 minutes peut devenir irritant après six heures. Cette vérification est souvent plus utile qu’un entraînement supplémentaire effectué dans la précipitation.
Le bon choix pour arriver au départ avec une vraie marge
Le 20 km convient à une découverte sérieuse du trail, le 50 km représente un objectif de progression cohérent et le 80 km exige une expérience d’endurance déjà solide. Le bon parcours est celui qui laisse encore de la marge lorsque la météo, le terrain ou la fatigue ne se déroulent pas comme prévu.
Avant le départ, je vérifierais trois éléments une dernière fois : le roadbook actualisé, la conformité du justificatif médical ou sportif et l’intégralité du matériel obligatoire. Une préparation simple, un départ prudent et une bonne gestion de l’énergie feront davantage la différence qu’un équipement sophistiqué ou un objectif trop ambitieux.